Le principal suspect des Tueries du Brabant témoigne

6 februari 2013

Le cambrioleur, gravement malade, est en liberté conditionnelle. “Je veux que ma famille cesse de douter sur ma participation aux Tueries du Brabant”, clame Claude Nitelet, le suspect nº1.

Les tueries du Brabant désignent une série de crimes et plus spécialement de braquages sanglants qui se sont déroulés principalement dans la province de Brabant en Belgique de 1982 à 1985 et, plus rarement, en Flandre Orientale, dans le Hainaut, dans le Namurois et aussi, en une seule occasion, dans le nord de la France, à Maubeuge.

Le suspect nº1 dans les Tueries du Brabant, Claude Nitelet, s’est livré sur l’affaire pour la première fois aux journaux du groupe Sudpresse. Le “grand bandit” de 57 ans, gravement malade, justifie les préventions pesant à son encontre par des “coïncidences”. L’homme aurait accepté l’interview parce qu’il voudrait “qu’on cesse de s’acharner” sur lui, explique-t-il d’emblée.

“Cela fait tant d’années qu’on me lie directement aux Tueries du Brabant wallon (…) J’ai toujours justifié les préventions qui pèsent contre moi par de simples coïncidences”. “Je veux que ma famille cesse de douter sur ma participation aux Tueries du Brabant”, souligne l’homme qui a passé 19 ans et 5 mois en prison.

“On m’implique dans plusieurs des faits car, à chaque fois, on m’y lie soit par ma présence sur les lieux, soit parce qu’on retrouvait ma trace au cours de l’enquête. Il existe neuf préventions à mon encontre dans ce dossier. À chaque fois, on retombait sur moi mais c’est de l’acharnement puisque j’ai toujours su tout justifier par une simple série de coïncidences”, estime le cambrioleur en liberté conditionnelle pour ses multiples cambriolages.

Claude Nitelet a été entendu à deux reprises, entre juin et décembre 2012, par la nouvelle cellule d’enquête sur les Tueries. “La composition de cette nouvelle cellule me semble bonne. Ils font du bon travail. Je crois que l’affaire sera résolue cette année”, pense-t-il. L’homme a encore précisé qu’il commettait à l’époque en moyenne, avec “son équipe”, 1.000 attaques par an qui lui rapportaient 100.000 euros par mois.

Bron » Le Soir

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