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Découpé en morceaux

La cour d’assises de Bruxelles Capitale entamera ce lundi matin le procès en cause de Claude Dubois, un Ixellois de 60 ans, accusé du meurtre de Menaouer Magherbi, un Algérien de 32 ans.

Le lundi 22 octobre 2001, vers 15 h, un tronc humain flottant dans l’eau est aperçu par un éclusier dans le canal Bruxelles-Charleroi, à Lot (Brabant flamand). Des fouilles approfondies permettront de découvrir, sur une étendue de plus d’un kilomètre, d’abord les deux jambes et le bras gauche et ensuite le reste du corps. La main droite n’a jamais été retrouvée…

L’autopsie va révéler que la victime a été abattue de trois coups de feu, dont l’un a été donné à bout portant dans la nuque.

L’enquête laisse entendre que les faits ont été commis le 19 octobre 2001, probablement dans le hangar annexe de l’épicerie tenue par la compagne de l’accusé, rue Vanderkindere, à Uccle.

Sur une berge, l’herbe semble avoir été brûlée par un produit caustique tout comme certaines parties du corps retrouvé, notamment la tête. Et sur cette même berge, un stylo sera découvert et il est identique à ceux vendus dans l’épicerie…

Le cadavre est identifié. Un ami de Menaouer Megherbi met alors la police sur la piste d’une certaine Leila B. C’est cette femme qui exploitait l’épicerie de la rue Vanderkindere et qui lui procurait du travail au noir.Leila B. va se montrer très évasive, disant avoir parfois vu la victime mais ignorer son nom.

Tout au long des interrogatoires qui vont débuter le 25 octobre 2001, elle va finir par avouer que Megherbi travaillait régulièrement dans le hangar annexe du magasin, notamment pour des travaux de peinture.

Interrogée à propos de Claude Dubois, Leila B. parle de ce dernier comme d’une vague connaissance, alors que l’enquête de quartier a démontré qu’elle vivait maritalement avec lui depuis 10 ans!Mais, surtout, un examen minutieux du hangar va permettre de déceler des traces de sang appartenant à la victime et qui jonchent le sol et les murs. Un seau maculé de sang est également découvert.

Leila B., qui a bénéficié d’un non-lieu, va reconnaître qu’elle vivait avec Dubois mais qu’elle a aussi entretenu des relations sexuelles avec la victime. Ensuite, elle contestera par la suite cette dernière partie de sa déposition particulièrement lourde de suspicion à l’égard de l’accusé.D’autre élément de l’enquête pousse à croire que Dubois est l’auteur de ce meurtre sordide. L’intéressé a toujours nié.

Le procès sera présidé par le juge Luc Maes. L’accusation sera soutenue par l’avocat général, René Marchal, et la défense sera assurée par Mes Anne Krywin, Damien Holzapfel et Eva Niamke. La partie civile sera représentée par Me Nebili Semichi.

Bron » La Dernière Heure