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Nouvelle demande d’ADN dans l’affaire du dépeceur de Mons

L’enquête sur le dépeceur de Mons a été relancée à l’automne 2023, à la demande de Me Philippe Horemans, avocat d’une partie civile aux côtés de Me Frank Discepoli. Cette piste s’oriente vers la solderie où auraient été vendus les sacs ayant servi à emballer les parties corporelles (au label “Knokke”).

Depuis trois ans, l’avocat s’interroge sur l’absence de réalisation de devoirs d’enquête demandés. Dans son viseur: DG, le patron de la solderie, décrit par des témoins comme un «homme à femmes», “assez grossier”. Il a été condamné pour vol avec violence et vol à main armée en 1987 et n’a jamais été entendu par les enquêteurs.

Après la faillite du commerce, en 1997, le tueur n’a plus fait parler de lui. DG est parti s’installer à Maubeuge, non loin du lieu où les restes de Janine Sopka, découpée et ensachée, ont été retrouvés en 2003. Un crime, lui aussi, non élucidé. Mort et incinéré en 2012, DG ne peut plus faire l’objet de prélèvements ADN.

Mais grâce à l’intervention du bureau Van Meerbeek, spécialiste des cold cases , Me Horemans a pu obtenir la liste complète de la parentèle de ce suspect. Par requête du 2 septembre 2026, il a communiqué ces informations à la juge d’instruction, en donnant le nom des cinq personnes susceptibles d’avoir un ADN comparable à DG.

“Pour écarter ou confirmer cette piste, il suffit que la juge ordonne cette analyse, déclare l’avocat. Le fera-t-elle?” Le parquet général indique que la demande de devoirs complémentaires a bien été prise en compte. Il réserve ses arguments pour le débat qui se déroulera lors de la présentation du dossier devant la chambre des mises en accusation, début 2027.

Bron » Le Vif