Il y a un mois, nous révélions dans nos colonnes qu’une exhumation au sein du cimetière à Bande avait été réalisée dans le cadre du dossier des Tueurs du Brabant.
Une source proche du dossier assurait que le dossier était à nouveau épluché page par page. Chaque nom qui y apparaissait était relevé, et un test ADN était ensuite réalisé. C’est ainsi que les enquêteurs, qui sont aujourd’hui une vingtaine à travailler sur cette affaire, sont tombés sur le nom de René Noël, citoyen du petit village de Bande sur la commune de Nassogne et décédé en 2002.
Cet ancien mercenaire, qui avait servi au Congo, au Laos ainsi qu’aux Îles Comores, apparaissait dans le cadre d’un potentiel trafic d’armes. On nous expliquait alors: “Il n’a jamais nié son passé. Mais tout cela a pris fin une fois sa famille fondée. Il travaillait beaucoup dans son établissement Horeca à l’époque des faits. Cela semble tellement improbable qu’il soit lié à cela. Il avait peut-être gardé quelques contacts de son passé de mercenaire mais il ne les voyait que peu fréquemment.”
Les enquêteurs ne souhaitant exclure aucune piste avaient néanmoins souhaité comparer l’ADN de Monsieur Noël avec les quelques traces recueillies à l’époque des faits alors que les techniques de vérification actuelles n’existaient pas encore.
Aujourd’hui, les résultats sont tombés : l’ADN de René Noël ne correspond à aucune des traces ADN conservées dans le cadre du dossier des Tueurs du Brabant.
Ce résultat négatif va rejoindre la longue liste des autres tests non probants. Depuis un peu plus d’un an, c’est pas moins de 500 tests ADN qui ont été relevés, dont une dizaine sur des potentiels protagonistes décédés.
À l’heure qu’il est, ces tests n’ont pas permis de faire avancer l’enquête. Mais petit à petit, cette procédure permet de refermer des portes.
Bron » La Meuse